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Je sais pas, moi non plus.

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 14:20

Muse _ ∞

Muse _ ∞
Je me reveille en sursaut. Il est déjà neuf heure du matin, et une pâle lumière perçe au travers de mes stores. Mon coeur s'emballe, et quelque chose comme de la panique me force à me jeter sur mon téléphone pour regarder la date. Nous sommes le deux novembre deux mille neuf. Le lendemain du premier.
J'ai dans la tête des paroles et un tas de notes, j'ai dans le coeur des sensations déjà perdues. Je sort de mon lit, et commence à descendre mes escaliers. Mais quel drame, de voir ces instants si intenses s'effilocher si vite...
J'ai une supermassive boule dans la gorge, mes lèvres are turning blue et tremblent, et je sens poindre au coin de l'oeil une résistante larme. Je fais chauffer une casserole d'eau.
" Tu entends ? ". Je te demandais si tu les entendais scander ainsi les mêmes mots, au même instant. " Come in my cave ", hurlions-nous, pleines du sentiment d'être authentiques, de mériter notre présence ici. Je m'inquiètais pour Adie, surement pressée de partout, à quelques mètres d'ici. Je voyais notre fraterie, dégoulinante de sueur, asphyxiée entre des chairs humides et ravies de l'être.
Je verse l'eau dans le filtre.
Je me souviens, Knights Of Cydonia, qui me vidai. Je me souviens ce bref temps, où, tout d'un coup, alors que la foule s'époumonait, " No one's gone to ...", Je m'arrêtai de bouger, là, les bras balants. La musique me parut lointaine, et tout se mit à ralentir. Statique, au beau milieu du monde, les yeux vides, je basculai la tête en arrière, me tenant les tempes. Ainsi, la boucle était bouclée. Huit cent cinquante neuf jours après.
J'avale mon café, retenant mes larmes.
J'avais glissé ma main dans celle d'Anne, et l'autre dans celle de Léa. Je débordais de joie, et d'affection. Je levais nos bras, hurlant les paroles, un large sourire fendant mes joues. La musique est un partage.

# Posté le mardi 03 novembre 2009 08:00

The Dodos _ Red & Purple

The Dodos _ Red & Purple
Meric Long est là. De longues mèches noires lui tombent sur les yeux. Un peu sales. La tête penchée, les yeux rivés sur les cordes, son corps convulse au rythme anormal des percussions. Je ne sais pas, non, je ne sais pas ce qui me fascine dans ce mouvement rapide et régulier, cette frénésie de frange sombre, ces cheveux luisants qui tapotent sur ses joues abimées. Ses jolies mains, longues et évidentes, dansent sans répis sur sa guitare. Mais qu'y a-t-il dans ce regard, dans cette bouche close, formant deux petites boules de concentration dans le bas du visage... Je crois que l'osmose personnelle qu'a ce garçon avec lui-même m'atteint, et s'introduit partout. Je le trouve superbe, là, Meric Long. Je le trouve beau, avec ses cheveux gras, sa simplicité. Il aime ce qu'il fait, cela s'entend. Peut-être est-ce la naïveté planante dans sa voix lorsqu'il prononce " Ashley, Who are you dreaming of, Ashley ? ". Peut-être est-ce cette manière si délinquante de porter là devant ma porte les paroles et les accords les plus simples, de les poser au naturel, épuré, convaincant. Ce garçon est une harmonie. Je fonds. Meric Long, c'est Meric Long.




Je l'ai mal décrit. Je le sais. Mais je ne trouve pas les mots, pour le moment.

# Posté le samedi 24 octobre 2009 13:08

Modifié le samedi 24 octobre 2009 14:44

Birdpen _ Airspace

Birdpen _ Airspace
Il y a des filles, comme ça, qui prennent tellement de place dans le coeur, qu'on les dirait sorties tout droit de nous. C'est là, planant dans l'air comme l'implicite, une chaude affection mutuelle proche d'une fraternité sans limites. Un contrat, tacite. Je voulais te voir devenir une belle jeune fille levant la main en cours d'anglais, je voulais que tu te réalises. Tu étais un peu perdue, et moi incroyablement admirative de ton aura, débordante, touchante. Tu irradiais. Et tu peux conjuguer au présent. Je me souviendrais toujours de cette confusion sur ton visage, cette petite peur dans tes yeux, derrière tes jolies lunettes, et ces longs cheveux blonds, immobiles, qui se balançaient à droite à gauche quand tu trainais tes Vans sur le linoléum du collège. Et te voilà, toi et tes lentilles, toi et tes posters de Good Charlotte. Ta différence lançinait sur tes pommettes comme une évidence, et moi, me voilà, avec mes cheveux roux, et ma frénétique admiration pour ta petite personne, si délinquante, tellement expressive. J'en suis certaine, il y a des jeunes filles qui te croisent dans la rue et qui souhaiteraient te connaître, comme moi lorsque des inconnues accrochent mon regard par leur folle capacité de s'exprimer au travers de leur apparence, ou par cette étrange chose sur leur visage qui les rende particulières. Et alors je suis fière, parce que je te connais. Je sais comment tu ris, comment tu manges, comment tu écris et ce qui t'es cher. Je connais tes regards, et ces petites faiblesses dans ton coeur qui te rendent si touchante. Et aujourd'hui, tu es là, ma grande, un livre dans la main et un vinyle dans l'autre, nos chaussures en osmose, et, quelque part, la sensation d'un café chaud dans la gorge quand je t'aperçois, Annabelle, accomplie.

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 15:14

Modifié le lundi 19 octobre 2009 14:13

The Radio Dept. _ Messy Enough

The Radio Dept. _ Messy Enough
Proches. Un instant. C'est puissant. Je me sens pousser des ailes, m'élever un peu. Unique et présente. J'existe.

Il est là.

Contre.

C'est comme si j'avais mon coeur sur la peau, et qu'il touchait le sien.

C'est fou, c'est fou, c'est éternel, cette chose, là, prenante, obsessionnelle. Je ne cesserai donc jamais de t'éprouver.




# Posté le vendredi 09 octobre 2009 15:09